HappyCulture, une vision moderne de la culture du miel

Mamoudou Céry Barry est un jeune Guinéen, rentré au pays après avoir passé près de quatre ans au Maroc. Apiculteur de profession, Mamoudou travaille désormais dans sa ferme « Aoudy », située à Ditinn, une commune de la région de Mamou, en Moyenne Guinée.

En mars dernier, il a démarré une formation en apiculture moderne pour une durée de sept mois dans le cadre du programme HappyCulture, organisé conjointement par l’ITC et l’incubateur Jatropha Hub. Ainsi, le programme l’initie à la fabrication et la pose de ruches modernes, aux techniques modernes de production notamment au moyen d’un extracteur tangentiel et d’un maturateur, au suivi de la santé des abeilles, ainsi qu’aux aspects relatifs à l’emballage de qualité et à la commercialisation.

« Cette formation va me permettre d’accroître considérablement mes revenus ; mais également de participer à la formation d’une nouvelle génération d’apiculteurs modernes en Guinée. Désormais, nous utiliserons des instruments modernes pour un meilleur rendement, une production de meilleure qualité et respectueuse de l’environnement », confie Mamoudou.

Depuis son lancement en mars, le programme Happy Culture forme une vingtaine d’apiculteurs installés dans cinq fermes partenaires situées à Saala, Ditinn, Mamou (Moyenne Guinée) et Kindia (Basse Guinée).

« L’assistance dans la formation et le perfectionnement de nos jeunes a permis d’assurer un emploi à chacun d’entre eux dans une niche porteuse, mais jusqu’ici peu développée dans le secteur agricole guinéen. HappyCulture permettra à terme de relancer la filière apicole dans le pays. », confie Alpha Bacar Barry, fondateur de l’incubateur Jatropha Hub.

A terme, Mamoudou et ses homologues formeront à leur tour des jeunes afin de leur permettre de s’insérer professionnellement. Cette nouvelle niche est une réelle opportunité de création d’emplois jeunes tout en protégeant la biodiversité et l’environnement.

Ces interventions sont mises en œuvre dans le cadre du Programme INTEGRA, financé par l’Union européenne.

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